Sonnet des amoureux
Mon jardin est de ceux que l’on laisse en jachère :
On y trouve l’ivraie la rose et le jasmin.
Et du lac embrumé à la porte cochère
Un tapis de regrets en cache le chemin…
Ma Princesse adorée, ma trotteuse des Heures
Pardonnes à mon jardin les orties et les ronces !
Il faut dire ô ma vie que jamais Visiteur
N’a foulé cet enclos sans risquer la semonce…
Tu es ma fée de cœur, mon être fantastique
Les graines qu’il manquait au sol de mon jardin
Le garde-fou passion de mon âme élastique
Et fouler l’herbe à deux, tour à tour baladins
Pour ne plus être seuls pour ne plus s’abimer
Et profiter à vie de
l’ivresse d’aimer…
MK
"Ça ne sert à rien de dire que siffler La Marseillaise est un comportement stupide et scandaleux. La seule question à se poser, c'est : "Pourquoi ces jeunes, qui sont nés en France et qui ont grandi en France, avec deux cultures, en arrivent à siffler La Marseillaise ?"
Pour Lilian Thuram, " ce n'est pas un hasard si les sifflets surgissent lors de confrontations contre la Tunisie ou l'Algérie. Ils dénotent que ces jeunes ont malheureusement intégré le discours que leur renvoie la société, basé sur l'apparence : "Vous n'êtes pas d'ici, vous êtes des étrangers."
(LeMonde.fr)
J'étais pour ma part présent le jour de l'envahissement du Stade de France par les supporters du match France - Algérie, ce jour où déjà des sifflets avaient salis notre hymne. En tant que français d'origine algérienne, j'étais honteux, vexé, trahi... Je ne reconnaissais ni mon pays, ni mes racines. Je ne voyais que haine et violence là où je m'attendais à une fête et un rapprochement.
Quelques années plus tard, devant France - Tunisie, je vois les mêmes jeunes, noirs, blancs, marrons, de parents "français" ou pas, siffler avec la même ardeur le même hymne...
Et je me dis que rien n'a changé, que ces jeunes qui en 2005 ont fait trembler les rues de banlieue, ont une rage à sortir... Et que cela doit bien venir de quelque part...
Ma foi, que peut-on y faire ? Voter pour de vrais dirigeants, qui s'occupe des vraies priorités, comme par exemple l'égalité des chances et l'éducation de nos enfants... Soutenir de vrais projets pour de vrais changements...
Sauf que c'est vrai, je m'emballe. J'idéalise. J'utopise. Cela se saurait si on avait sous la main ce genre d'hommes politiques.
Alors il ne nous reste plus qu'à nous occuper de nos enfants. Tant pis pour nous et notre génération... Nous sommes de toute façon sacrifiés; ni pour la gloire, ni pour la paix, ni pour quoi que ce soit qui ont fait de nos grands parents des héros... Le Dieu de la Consommation règne en maître et ses prêtres sont là pour nous guider, alors ma foi, continuons à nous laisser aller, et concentrons nous sur la seule chose qu'on puisse réellement faire : élevons nos enfants. Et apprenons leur à ne pas siffler la marseillaise...
Il n'y a plus d'évidences...
Entre deux blogs, je suis tombé sur cette petite traduction d'une amusette espagnole.
Puisqu'il faut partager...
Bonne journée à tous !
Comprendre une femme
Non : oui.
Oui : non.
Peut-être : non.
Tu verras : si tu le fais, je te tue.
Je suis désolée, mais... : je le referai.
Tu décides : mais fais ce que je te dis.
Tu es libre de faire ce que tu veux : n'y pense même pas.
Fais ce que tu veux : mais tu le paieras.
Non, je ne suis pas énervée : je suis vraiment en colère, imbécile !
Tu dors ? : réveille-toi.
Tu es très affectueux, ce soir : j'ai pas envie de faire l'amour, t'es lourd.
Ne me regarde pas comme ça : j'adore quand tu me regardes avec envie.
Je suis grosse ? : dis-moi que je suis super canon.
Eteins la lumière : j'ai de la cellulite.
J'ai envie de changer les rideaux : et la moquette, la peinture, les meubles...
Tu sais, cette cuisine est tellement petite : je veux une nouvelle maison.
Tu m'aimes ? : je voulais te demander...
Combien tu m'aimes ? : ...et ça coûte très cher.
On devrait... : je veux...
Il faut qu'on parle : j'ai besoin de me plaindre.
Je pense qu'on ne communique pas assez : tu as intérêt à être d'accord avec moi.
Comprendre un homme
J'ai faim : j'ai faim.
J'ai sommeil : j'ai sommeil.
Je suis crevé : je suis crevé.
Il
faut qu'on parle : j'essaie de t'impressionner pour que tu penses que
je suis un homme profond et que tu veuilles bien faire l'amour avec
moi.
T'as l'air tendue, tu veux un massage ? : D'abord les mains, ensuite le sexe.
Accorde-moi cette danse : je veux coucher avec toi.
Ça te dit d'aller au ciné : je veux coucher avec toi.
Tu veux aller dîner ce soir ? : je veux coucher avec toi.
Je t'appelle vendredi ? : je veux coucher avec toi.
Tu veux m'épouser ? : je veux que personne d'autre à part moi n'ait le droit de coucher avec toi.
(Pendant le shopping) Si, ça te va bien : finis-en une bonne fois pour toutes et on se casse.
Ça te va bien : t'es bonne.
Oui, cette nouvelle coupe te va bien : merde, 100 euros jeté par les fenêtres !
Quel est le problème : c'est quoi, cette tragédie ?
Qu'est-ce qui t'arrive ? : c'est quoi ton nouveau trauma fictif aujourd'hui ?
Tu es énervée ? : J'imagine que ce soir, pas de sexe.
Je m'ennuie : on baise ?
Je t'aime aussi : OK, t'es contente ? On peut commencer maintenant ?
Ce blog va reprendre du poil de la bête. Après une exceptionnelle moyenne d'un article par mois, j'ai décidé d'accélérer le processus rédactionnel afin de me rapprocher du rythme de ma princesse.
J'ai d'ailleurs à son sujet moult photos et anecdotes qui vont faire l'objet d'une note spéciale, m'assurant à la fois gloire et fortune, façon paparazzo ... Une image en attendant :
Je ne suis pas très fan des démonstrations publiques et autres mièvreries amoureuses; mais là, au sortir du lit après une longue nuit de sommeil, j'avais envie de le dire, de l'écrire, et surtout, de le vivre !
Je vous laisse donc et m'en vais réveiller ma princesse...
Bonne journée à tous et désolé si je ne commente que très peu chez vous, cela ne m'empêche pas de vous lire, de sourire, de pleurer, de vibrer et parfois même, de vous aimer aussi :)
esTebadia
Juste une note, l'air de rien, pour dire bonjour, de retour, et bien à vous...
Il suffit parfois de tourner le dos aux choses pour les voir prendre la forme du manque.
A moi donc, l'histoire d'une de mes folies...
Une question que je me pose cependant : faut il absolument s'aimer soi-même pour aimer les autres ?
Je ne suis pas un père mais je couche quatre enfants tous les soirs.
Je vis toujours de nuit, mais j'ai troqué les pistes de danse contre un ensemble Home Cinéma.
Je n'ai plus d'amies parce qu'elles sont toutes jeunes et jolies.
Je ne suis pas écrivain : et pourtant, je crois que je ne sais rien faire d'autre.
J'essaye de résoudre l'impossible équation, ou comment satisfaire en permanence à la fois tout le monde, et moi-même...
Je ne suis plus un humaniste. Il y a quelque chose de -trop- pourri en ce royaume...
Je ne pleure pas, mais le froid chaque matin me fait couler des larmes.
Je ne respire plus : trop de gris au ciel, trop de verre et d'acier, et une toux chronique à force d'inhaler l'air que nous crache les voitures...
Je crois qu'il ne faut pas attendre pour penser à la mort. Il est primordial de ne jamais oublier que le décompte de nos vies commence à 0 et s'arrête à 1...
Je crois par dessus tout qu'il est possible d'être heureux sur cette Terre. Mais je me dis que décidément, je n'ai jamais été à ma place.
J'ai souvent usurpé des "identités". Père, écrivain, ami, amant... Je pense que Poète est la seule qui me convienne vraiment. La plus "à l'écoute" de Moi.
Je sais lire le cœur des gens à tel point que je le vois comme un don. Je ne me trompe que rarement sur les qualités essentielles d'une personne, et souvent un regard me suffit. Imaginez ce que cela donne sur moi-même : le pire des miroirs qui soit...
J'ai menti, j'ai trompé, j'ai blessé, et on me l'a rarement reproché. On m'a laissé faire. Aujourd'hui que je ne suis ni menteur, ni trompeur, on me blesse comme si je n'étais pas digne de confiance... Je ne peux pas l'accepter...
Je ne peux plus continuer à payer pour les autres. Je ne peux pas me voir accusé de tous les maux par habitude...
Je ne suis pas "les hommes", je suis Moi.
J'ai longtemps cru comme beaucoup que les femmes venaient de Venus et les hommes de Mars... je sais aujourd'hui que rien de tout cela n'est vrai.
Je sais que depuis deux millénaires on nous éduque avec l'idée que les différences sont là pour marquer des territoires. Mais je sais par dessus tout qu'on nous a menti. Qu'on a construit de toutes pièces les races et les sexes. Qu'on a fait en sorte que les Hommes et les Femmes soient différents.
Il aurait suffi d'une idée plus pratique pour éviter vingt siècles de "différences" : lorsqu'une pièce en bois est dotée d'un trou dans lequel on peut emboiter une autre pièce en bois, on dit de ces pièces qu'elles sont complémentaires, pas différentes...
Alors montrez moi du doigt si vous le souhaitez,
Riez de moi,
Pleurez pour moi...
Mais laissez moi
Etre blanc ET noir !
Etre homme ET femme !
Etre adulte ET enfant !
Etre bon ET mauvais !
Etre aimé ET amoureux !
MK
Il s’agit bien d’écrire pour se raconter. Faire de cet assemblage de bits des mots et des sons. Des couleurs et des odeurs. Réinventer les synesthésies, avoir au vent de quoi passer le temps et ne plus entendre en soi que le crépitement du clavier dans la nuit. A l’encre noire ou bleue, selon les humeurs de soi, se sont substituées les pixels de l’écran et les diodes luminescentes. Et comme la Ville un soir de Nuit, j’ai le regard plein de ce bleu électrique, torche divine s’il en est, où comment se sentir Roi même vêtu de haillons, les doits agiles en guise d’épée, pour une écriture qui gouverne les âmes… Je ne dessine plus mes lettres, j’en choisis le corps et la police. Je ne rature plus mes petits cahiers, j’efface et je coupe, je colle et je suis…
Restent les échappées, ces langueurs de l’esprit, ces pauses de l’instant, qui fige le présent jusqu’à faire de moi un arrêt sur image. J’écris pour m’évader. J’écris pour raconter. J’écris pour être aimé. Mais par-dessus tout, j’écris pour ces moments de grâce, ces instantanés d’une émotion vécue, perçue, puis saisie à même le vif, en flagrant délit d’Essence…
C’est le privilège du poète d’être trop souvent en avance sur la trame de vie qu’il emprunte pour parvenir aux Sommets, ces champs élyséens qui l’attendent, et où il pourra y pleurer toutes les peines et les larmes, les perversions et les crimes, les morts et les nouveau-nés. Cette terre d’Olympe où s’adressant aux Dieux il demandera : Pourquoi ! avant de disparaître une dernière fois vers l’Horizon, hoquet de Jour sur une Nuit qui tombe…
Non décidément je ne
comprendrais jamais pourquoi l’autodestruction…
